Lycée Marius Bouvier : une soirée fascinante à la Maison de la Danse !
Jeudi 26 février, les élèves de la classe de 1ère Bac Pro Ciel (cybersécurité, informatique et réseaux, électronique) sont allés à la Maison de la Danse de Lyon pour la représentation de danse contemporaine « Contre-nature » ; une soirée co-financée par la Région Auvergne/Rhône-Alpes et par le Lycée, faisant partie du dispositif "Lycéens au Spectacle" et permettant une ouverture culturelle pour nos élèves.
En amont, les élèves ont travaillé divers aspects du spectacle avec l’équipe pédagogique : la cybersécurité dans un établissement recevant du public avec leur enseignant de matière professionnelle, la thématique de la perte, à travers l’écriture, avec l’enseignante de lettres ainsi qu’une initiation à la danse avec le professeur d’EPS ; ces temps d'immersion leur ont permis de mieux appréhender le spectacle et d’aiguiser leurs attentes.
Ainsi préparés et curieux, les jeunes ont été accueillis en amont du spectacle par Olivier Chervin, responsable Image & Médiation scolaire, qui leur a fait bénéficier d’une visite de la salle et du plateau, où s’échauffaient une partie des danseurs & danseuses athlétiques ; les élèves ont pu les voir répéter des trajectoires, des portés : une expérience de proximité au coeur du travail artistique.
Puis le moment de la représentation tant attendue est arrivé, et les jeunes, mélangés à un public adulte, ont pu admirer cette fresque, à la fois mélancolique et pleine d'énergie, avec dix danseurs, danseuses et acrobates circassiens, où un geste aérien et fluide, des corps qui tournent et s'envolent, racontent le deuil et la perte, dans une atmosphère brumeuse ; leurs mouvements souples esquissent des ralentis et des accélérations, explorant le mouvement aérien à travers des portés, des jetés acrobatiques, des chutes et des corps à corps, où s'opposent légèreté et gravité ; de nombreuses interrogations transcendées par les corps : qui porte qui ? les morts nous portent-ils ou nous retiennent-ils ? Sur un plateau nu, soit rendu opaque par la brume où errent des ombres fantomatiques, soit magnifié par la lumière, des images projetées apparaissent parfois, suggérant des éléments naturels, puis une image finale bouleversante, où Rachid Ouramdane évoque le tragique du petit frère trop tôt disparu et le poids de l'absence sublimée par des corps en apesanteur. Une représentation délicate et intense d'une grande virtuosité, finement chorégraphiée, qui questionne l’intime et les relations humaines ; cette soirée a enchanté les yeux et tous les sens des élèves…
Nul doute qu'ils et elles aient envie d'aller voir par eux-mêmes d’autres spectacles de danse, pour revivre à nouveau cette expérience pleine d'émotions !